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lundi 16 novembre 2015

Les enfants de cendres de Kristina Ohlsson


Un très bon roman policier que j'ai vraiment beaucoup apprécié. Cette enquête est drôlement bien menée et j'ai beaucoup aimé le personnage de Fredrika. L'intrigue est tout à fait passionnante et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Bref, tout est rassemblé pour en faire un thriller que je recommande !

Au milieu d'un train bondé, une petite fille disparaît. En dépit d'une centaine de témoins potentiels, personne n'a remarqué quoi que ce soit. Sa mère était descendue sur le quai pour passer un coup de fil, et n'a pu regagner le train à temps. Affolée, elle a alerté les contrôleurs qui ont gardé un oeil protecteur sur l'enfant endormie. Pourtant, à l'arrivée en gare de Stockholm, la fillette s'est volatilisée. On ne retrouve que ses chaussures sous la banquette...  Une équipe de police, assistée par l'enquêtrice Fredrika Bergman, est chargée de l'affaire. Mais quand l'enfant est découverte dans le nord de la Suède, morte, les mots « non désirée » inscrits sur le front, le dossier se transforme en cauchemar : un tueur impitoyable est dans la nature, et la petite Lilian n'est que la première d'une longue liste...

Le résumé m'a tout de suite intriguée et je n'ai donc pas pu m'empêcher de me plonger dedans pour renouer avec mon genre de prédilection, à savoir le thriller/policier.

Il est vrai qu'en général, je me lasse assez vite des enquêtes car les séries policières pulullent à la télé. Pour moi, trop de quelque chose, ça fini par tuer cette chose. Bref, je m'y remet tout doucement et jusqu'à présent, je ne suis pas déçue de mes choix.

Cette enquête est, selon moi, drôlement bien menée et j'ai adore la façon dont les indices sont traités.
Je ne dirais pas que les personnages sont super attachants, mais je me suis habituée à eux, à leurs histoires. J'ai notamment beaucoup apprécié Fredrika et Peder. Fredrika dont on a l'impression que personne ne la trouve à sa place à la police et qui pourtant va prouver qu'elle est utile là où elle est. Et Peder avec ses problèmes personnels. Ellen est intéressante aussi et j'ai été déçue que son histoire à elle se termine ainsi. J'aurais voulu en savoir plus, c'est trop ouvert pour moi.

J'espère en apprendre plus lors de la lecture des tomes suivants.
Au niveau de l'intrigue, je l'ai adorée du début à la fin. Je n'avais pas deviné les motivations du meurtrier mais je dois dire que c'était bien trouvé (même si bien évidemment, je trouve ça dégueulasse et révoltant).

Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, l'action et les réfléxions sont bien présentes et on ne voit pas les pages se tourner !

En bref, un très bon policier que je ne pourrais que conseiller aux amateurs du genre. Kristina Ohlsson est pour moi, une auteur à suivre.

Ma note : 4/5 (Très bien)

Citation
:

- Le train, ma poupée. Tu 'nas aucune idée de tout ce que les gens peuvent oublier dans un train. Et les autres sont d'une telle inattention, si tu savais. Ceux qui n'oublient rien mais voyagent seulement. C'est ce qu'on fait dans un train, ma petite poupée. On voyage. Et on ne fait attention à rien d'autre.

vendredi 16 octobre 2015

Les vacances d'un serial killer de Nadine Monfils

Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre et je dois avouer que j'ai été agréablement surprise. La plume de l'auteur est sans prise de tête, facile à lire, truffée d'expressions belges et de références de notre plat pays. Contre toute attente, j'ai beaucoup aimé cet humour parfois assez noir. J'en redemande, mais pas tout les jours, ça pourrait devenir lourd.
Comme chaque été, Alfonse Destrooper part en villégiature à la mer du Nord. Josette, sa femme, est bien décidée à se la couler douce, entre farniente à la plage et shopping dans la station balnéaire. Les enfants, Steven et Lourdes, emportent leur caméra pour immortaliser ces vacances tant attendues. Quant à la mémé, véritable Calamity Jane, elle les accompagne dans sa vieille caravane. Mais le voyage commence mal ! Un motard pique le sac de Josette à un carrefour et s’enfuit. Furieux, Alfonse s’arrête dans un snack pour s’enfiler une bière pendant que les deux ados, avec leur manie de tout filmer, s’amusent à planquer leur caméra dans les toilettes, histoire de recueillir quelques images truculentes. La famille Destrooper reprend finalement la route. À l’arrière de la voiture, les ados visionnent tranquillement leur vidéo. Quand, soudain, ils découvrent à l’écran le cadavre du motard gisant sur le sol des toilettes du restoroute ! Et, pour couronner le tout, la magnifique pension dans laquelle les Destrooper ont prévu de séjourner est un rade pourri. Les vacances en enfer ne font que commencer… Une comédie décapante, teintée d’humour noir et d’un zeste de poésie, un hymne à la Belgique.
Ce livre fait partie des premiers à être arrivés dans ma Pal, c'est dire si ça fait longtemps qu'il y est. Jamais je n'ai eu l'envie de l'y sortir. Et puis, fin septembre, je l'ai tiré au sort pour mes lectures d'octobre et j'ai décidé de me tenir à ces choix aléatoires. Je n'ai pas relu le résumé avant de m'y plonger, je ne savais donc pas du tout à quoi m'attendre.

Dès les premières lignes, j'ai compris que j'allais rire ! On ne peut pas vraiment dire que cette famille de belge est attachante mais on s'habitue à eux et à leurs "petites" malchances qui ne font que ce succéder pour notre plus grand plaisir de lecteur. Il faut avouer que tout ça ne peut que nous arracher des sourires, voir même parfois des rires. "Les malheurs des uns..." comme on dit !


De page en page, les Destrooper vont de frustration en frustration. Au plus j'avançais et au plus je me demandais sur quelle emmerde cette famille allait encore tomber.


La mémé Cornemuse n'est pas attachante pour un sou, mais bon dieu ce qu'elle est drôle ! Je n'aimerais pas avoir quelqu'un comme ça dans mon entourage, mais j'ai apprécié faire sa connaissance dans ce roman, elle est... pfff, mais est-ce qu'il existe un mot pour la définir ?! Je n'en trouve pas en tout cas. J'ai remarqué que ce livre est le premier d'une série consacrée à ce personnage et j'avoue que je suis curieuse d'en lire d'autres juste pour retrouver cette vieille dinguo, lol !


Je n'ai pas grand chose à dire au sujet des autres personnages. Les parents Destrooper sont le parfait couple de quéqué (c'est aussi un mot belge, un peu pour dire des "cons-cons" quoi). Les ados avec leur caméra sont parfois insupportables. Près à toutes les conneries pour filmer "LE" truc délirant. Ils sont un peu enfermés dans leur monde ces deux-là. Les personnes qu'ils rencontrent n'ont pas l'air d'avoir inventé le fil à couper le beurre non plus. Et je pense que c'est ça qui crée les situations rocambolesques.


Bref, on ne se reconnaît dans aucun d'entre eux mais ça n'empêche qu'on aime les voir galérer et s'empêtrer dans des aventures débiles. C'est marrant et s'est une histoire très divertissante que j'ai pris plaisir à lire !

Un petit truc qui m'a parfois agacée, ce sont toutes ces notes de bas de page. Pour les Français, ils sont peut-être utiles (et encore, à mon avis la plupart savent de quoi il retourne), mais personnellement, j'ai compris tous les termes employés (Belge oblige).

Je le recommande à celles et ceux qui aiment l'humour belge un peu noir.

Ma note : 4/5 (Très bien)

Livre lu dans le cadre du Challenge "New Pal 2015"

mardi 18 août 2015

Satan était un ange de Karine Giebel

J'ai été assez déçue par ce roman. J'ai lu d'autres livres de l'auteur et je pense avoir donc mis la barre un peu trop haute. Je n'ai ressenti du suspense que 50 pages avant la fin et j'ai trouvé que ça tournait parfois un peu trop en rond. Bref, je n'ai pas réussi à accrocher plus que ça, dommage !
Lorsque François apprend que sa tumeur est incurable et qu'il ne lui reste plus que quelques mois à vivre, il monte en voiture et erre sans destination. En chemin, il prend en auto-stop, un autre fuyard, Paul. En quelques jours, les deux hommes apprennent à se connaître et à profiter de la vie.
Le résumé me semblait prometteur mais finalement, cette lecture ne m'a pas apporté ce que j'en attendais. En fait, connaissant le style de l'auteur, j'espérais plus de suspense, plus de sang. Finalement, j'ai l'impression qu'il s'agit plus de l'histoire d'une amitié nouvelle plutôt que d'une histoire haletante. C'est ma faute si je suis déçue, je n'avais pas à m'imaginer que Paul serait un vrai méchant et que François serait tombé sur un sadique ou autre...

Il faut dire aussi qu'avec "Purgatoire des innocents", Karine Giebel était allée loin et je pensais que tous ses romans seraient du même genre. Comme quoi il en faut pas faire de généralité.

Cette lecture n'était pas mauvaise du tout, mais elle était tellemenet à des kilomètre de ce que j'avais en tête que je n'ai pas pu l'apprécier à sa juste valeur. Tant pis pour moi ! Au moins j'apprendrais maintenant à ne plus me faire d'idées à l'avance sur un bouquin !

Mis à part la déception du manque de "Gore" et suspense, je dois avouer que je me suis parfois ennuiée ! François et Paul qui font la route ensemble, ils se séparent, ils se retrouvent, il se reséparent, ils se retrouvent à nouveau, ils se disputent, ils se réconcilient, etc... bah c'était un peu lassant. Et cette histoire de tumeur et de mort... pfff... j'ai moyennement accroché !

Un détail aussi que j'ai détesté : toutes ces clopes à longueur de pages ! J'en sentais presque l'odeur ! Moi qui déteste les cigarettes, j'ai été gâtées dans ce roman !

Bref, on ne peut pas dire que j'ai passé un super moment avec "Satan était un ange", mais je ne m'arrêterai pas à ça et je continuerai à lire cette auteur !

Ma note : 2,5/5 (Moyen)

Livre lu dans le cadre du Challenge "New Pal 2015"

mercredi 10 décembre 2014

Défendre Jacob de William Landay

Un bon roman qui m'a fait vivre un procès de l'intérieur. J'ai trouvé ça très intéressant d'autant qu’apparemment l'auteur était assez bien renseigné sur le sujet. On s'y serait cru et j'ai appris des choses intéressantes. La fin était peut-être un peu longue mais j'ai apprécié cette lecture !
Depuis vingt ans, Andrew Barber est procureur adjoint du comté de Massachusetts. Admiré par ses pairs pour sa combativité au tribunal, respecté de la communauté, il est aussi un père de famille heureux, veillant sur sa femme Laurie et leur fils Jacob. Quand un crime atroce secoue la quiétude de sa petite ville, c'est la foudre qui s'abat sur lui : son fils de 14 ans est accusé du meurtre d'un camarade de classe. Andrew ne peut croire à la culpabilité de Jacob et va tout mettre en œuvre pour prouver son innocence. Mais à mesure que les indices à charge s'accumulent et que le procès approche, certaines révélations surgies du passé sèment le doute et menacent de détruire son mariage, sa réputation et sa foi en la justice. Le dos au mur, Andrew devra faire face au pire dilemme de sa vie : choisir entre la loyauté et la vérité pour défendre cet adolescent qu'il connaît si mal.
J'avoue qu'au départ, j'avais une petite appréhension à lire ce livre. En effet, l'histoire (d'après le résumé) me faisait assez penser à celle de "Les feuilles mortes". J'avais donc peur de me retrouver face à quelque chose de trop similaire. Et puis finalement : Rien à voir ! (Et heureusement, même si j'avais apprécié cet autre roman).

Ici, c'est le procès qui est mis en avant. Jacob est accusé du meurtre d'un de ses camarades de classe et on vit, jour après jour les audiences et les témoignages à la barre, devant le juge. J'ai trouvé cela très intéressant, d'autant que, je me suis renseignée : l'auteur était dans le vrai quant à la description du déroulement d'une telle instance.

Une seule chose m'a un peu chiffonnée mais je pense que ça m'ennuierai aussi en salle d'audience, c'est quand le juge dit "Objection retenue. Le jury ne tiendra pas compte de cette dernière réponse." Euh, ok mais ce qui a été entendu à été entendu, comment faire pour ne pas réellement en tenir compte ? Même inconsciemment, ça doit jouer un rôle sur une décision.

Bref, à part ça rien à redire !

Quand à dire un mot sur la fin, je dois avouer que je l'ai d'abord trouvée un peu longue. Andy nous décrit sa vie d'après procès et... j'avais hâte d'arriver à la fin parce qu'après tout ça, j'avoue que je m'en foutais un peu en fait. Et puis, un fait inattendu arrive et redonne de l'intérêt à l'histoire.

En bref, une histoire très intéressante. Je ne lirais pas ce genre de chose tout les mois mais j'ai vraiment apprécié d'être plongée de la sorte dans un procès ! A lire donc et je le conseille aux amateur du genre !


Ma note : 3,5/5 (Bien)

Citations :
- Je l'ai vu naître, je l'ai vu faire ses premiers pas et... et je lui ai appris à faire du vélo. Je l'ai accompagné pour sa première rentrée. Mais je n'étais pas auprès de lui alors qu'il était en train de mourir. Vous imaginez ce que je ressens ?
- Avez-vous déjà entendu parler du "préjugé de confirmation" ? Le préjugé de confirmation, c'est la tendance à ne repérer autour de soi que des arguments en faveur de ses idées préconçues et à ne pas voir ce qui pourrait les remettre en cause. J'ai l'impression qu'il y a de ça dans le regard qu'on porte sur ses enfants. On voit ce qu'on veut voir.

Livre lu dans le cadre du "Baby Challenge 2014 Thriller"

mercredi 8 octobre 2014

La fille au coeur mécanique de Peter Swanson

Un policier que j'ai trouvé assez classique et plutôt long. Pour moi, l'action n'est arrivé que vers la fin et puis à partir de là, les choses ont passé tellement vite que je n'ai pas eu l'impression d'avoir pu en profiter. Quand à la fin, je l'ai trouvée assez frustrante, elle annonce une suite et je ne sais pas encore s'il y en aura une ou non... Bref, pas mal mais sans plus !
Un vendredi soir comme les autres, alors qu'il sirote un verre dans son bar de prédilection, George Foss voit son existence bien rangée et prévisible voler en éclats : il vient de remarquer une très belle femme assise au bar. Cette femme, Liana Decter, a disparu de sa vie vingt ans plus tôt après lui avoir brisé le coeur. Premier amour de George, qui ne l'a jamais oubliée, cette femme est aussi une énigme des plus dangereuses, une tueuse potentielle recherchée par la police. Et elle a besoin que George lui rende un service : celui de restituer une somme d'argent considérable à un homme qu'elle a trompé et volé. Liana aurait décidé de rentrer dans le droit chemin ? A moins que ça ne soit parce que certains individus sont prêts à tout pour récupérer cette somme... George comprend qu'il va au devant de graves ennuis mais comment résister à la mystérieuse et ensorcelante Liana ?
J'avoue que j'ai eu un peu de mal à réellement me plonger dedans. Le résumé me semblait prometteur mais finalement, je me suis retrouvée face à un polar classique et ce n'est pas vraiment mon genre de lecture préféré.

Je n'ai réellement accroché à aucun personnage, pas même à George à qui j'ai un peu reproché son manque d'action vers la fin. Sans vouloir en dire de trop, à sa place je me serais "jetée à l'eau" au plus vite afin de retrouver (ou pas) Liana. Au lieu de ça, il se résigne un moment et continue de raconter ses aventures à qui veut l'entendre (la police principalement). En fait, c'est ce qu'il fait depuis le début ! Il ne fait que répéter son histoire en ajoutant au fur et à mesure les faits qui se produisent encore.

En fait, ça me fait un peu rire parce que comme beaucoup, ce livre est classé en policier, mais la plupart du temps dans ce genre de livre, c'est un quidam anonyme qui met son nez partout et fouille pour retrouver le coupable de l'histoire. La police restant, quant à elle, assez effacée dans l'affaire. Ici, c'est George qui prend tous les risques et qui cour partout pour enfin comprendre le fin mot de l'histoire. Bref, je ne vois pas ce que la police a à voir là-dedans puisqu'elle est à peine présente.

Une petite chose que j'ai appréciée, c'est qu'une fois de temps en temps, un chapitre écrit en italique nous plonge dans le passé de George, à l'époque où il "fréquentait" Liana. Ça aide à comprendre pas mal de chose ces petits sauts dans le temps.

A part ça, j'ai trouvé qu'il manquait un peu d'action ! Je ne me suis réellement réveillée que vers la page 200 (sur 283 quand-même), éprouvant soudain un peu d'intérêt pour les personnages et me demandant comment ça allait se finir. Malheureusement, l'action se déroule tellement vite que je n'ai pas eu l'impression de pouvoir réellement en profiter. Et une fois qu'on a compris ce qui s'est passé, on doit encore se farcir le récit de George qui raconte, une fois de plus, son point de vue à la police (en gros, les flics ici ne servent qu'à l'écouter).

Et puis, notre personnage principal prend une décision intéressante et... FIN !
Ok mais là, je suis frustrée moi ! Et il va se passer quoi après ? Il va y avoir une suite au moins ?!


Bref.. une lecture sympa mais elle ne restera pas gravée dans ma mémoire ! J'espère cependant qu'il y aura une suite car au point où j'en suis, je veux savoir où cela va mener George ! A surveiller donc !

Ma note : 3/5 (Pas mal)

Merci à la Masse Critique de Babelio
et aux éditions "
Calmann-Lévy" de m'avoir permis de découvrir ce livre !

mercredi 17 septembre 2014

Au bois dormant de Christine Féret-Fleury

Un roman duquel j'avais lu beaucoup de bien et qui, du coup, m'a un peu déçue. Je m'attendais à plus de suspense, à des pages qui se tournent tout seule... et finalement, j'ai eu du mal à m'accrocher, j'ai trouvé qu'il y avait un peu trop de description et qu'il manquait un je ne sais quoi pour me passionner. Le résumé était pourtant prometteur... dommage !
On l'appelle le Rouet. En référence au « rouet » sur la pointe duquel la Belle au Bois Dormant se pique le doigt dans le conte de Perrault. Car le Rouet est un tueur en série, un criminel qui traque ses victimes dès leur naissance, promettant à leurs parents qu'il leur dérobera la vie le jour de leur seizième anniversaire. Ariane aura seize ans dans quelques mois. Elle décide de s'enfuir plutôt que d'attendre cette mort annoncée. En chemin, elle rencontre Lara, une jeune fille qui lui ressemble comme une sœur. Mais un terrible accident emporte Lara. Elle aurait eu ses seize ans quelques jours plus tard. Dans la précipitation des événements, on confond Ariane et Lara. Et si changer d'identité était la solution pour échapper au tueur ? Ariane décide de se faire passer pour la défunte et continue sa fuite. Mais le tueur est bien plus proche qu'elle ne le croit...
Au niveau des personnages, rien à redire. J'ai trouvé Ariane plutôt intéressante et attachante à sa manière, même si j'ai préféré Jude et son histoire. Bon par contre, comme vous vous en doutez, la ressemblance avec le compte "La Belle au Bois Dormant" est frappante. De ce fait, je ne comprends toujours pas pourquoi les dames qui aident Ariane (et qu'on associe directement aux fées) sont au nombre de 4 et pas de 3. J'en ai été frustrée tout le long (je sais, c'est bête, mais c'est comme ça) !

Pour ce qui est de l'action, je ne me suis pas sentie happée comme je l'aurais espéré. J'ai trouvé que certaines scènes étaient quelque peu gâchée par des descriptions que j'ai jugées inutiles. Bon, ok, je ne suis pas très description, c'est grave ?! J'arrive à m'imaginer les lieux sans qu'il faille 100 phrases pour m'en parler. Du coup, une de trop, c'est une de trop et ça me casse le plaisir et le suspense.

Alors à mon avis je devais avoir la tête ailleurs pendant une bonne partie du roman (ce qui prouve que je n'ai pas si bien accroché que ça), parce qu'au moment de la découverte de l'identité du Rouet, je me suis dit "Euh, c'est qui celui-là en fait ? On en a déjà parlé avant ?". Apparemment oui, mais pour moi, il était passé complètement inaperçu ! Je pense donc qu'il va falloir que je le relise une fois, en espérant être un peu plus attentive !

Bon si non, j'ai trouvé qu'il y avait quand-même un peu de suspense, mais celui-ci ce situe surtout à la fin et du coup, je suis franchement déçue ! D'après les critiques que j'en ai lu, il m'avait semblé que j'allais me retrouver face à un super thriller (ce pour quoi je me suis lancée dans cette lecture) et au final, c'est juste un policier comme les autres ! Il ne détrônera pas un bon Franck Thilliez, c'est sûr !

Ma note : 3,5/5 (Bien)

lundi 5 mai 2014

Sans un mot de Harlan Coben

Même si parfois j'ai eu un peu de mal avec le grand nombre de personnages (tous assez important), je dois avouer que j'ai beaucoup apprécié cette lecture ! Des rebondissements, des choses auxquelles ont ne s'attend pas... bref, un tout bon policier que je conseille aux amateurs du genre !
Jusqu'à quel point connaît-on vraiment son enfant ? Mike et Tia ne cessent de se poser la question : leur fils Adam, seize ans, a changé. Réfugié dans sa chambre, il ne quitte plus son ordinateur. Malgré leurs réticences, Mike et Tia se décident à installer un logiciel de contrôle. Un jour, un e-mail inquiétant. Et Adam disparaît. Sans un mot... C'est alors que tout bascule. Sur un rythme d'enfer, Harlan Coben nous entraîne dans un thriller plus électrisant que jamais. Pièges du web, délinquance virtuelle, tueur psychopathe, le maître de nos nuits blanches se joue de nos angoisses avec une délectation machiavélique.
Avant celui-ci, je n'avais lu que deux livres de cet auteur et j'avais un peu ralenti le rythme car j'avoue que j'ai eu du mal à cause du nombre de personnages... et puis finalement, après avoir lu le résumé de celui-ci, je n'ai pas pu résister et je me suis lancée ! Je dois dire que je ne le regrette pas ! J'ai passé un très bon moment !

Le soucis pour moi n'est pas spécialement le grand nombre de personnages. Je dirais plutôt que ce qui m'ennuie, c'est que tous les personnages ont une importance. Du coup, il faut retenir qui est qui et qui fait quoi, si non on est paumé ! J'ai été surprise de m'en sortir aussi facilement cette fois-ci ! Je pense que je commence à m'habituer au style de l'auteur et j'en suis ravie !

Ce que j'ai beaucoup aimé ici, c'est le dénouement et le fait que tous les personnages ou presque se regroupent dans la même grosse histoire. Au départ, on les rencontre séparémment, et par moment, on se demande ce que ça a à voir dans l'histoire (voir résumé) et puis, page par page, on fini par comprendre. J'adore ce genre d'intrigue !

Se pose aussi ici la question de la vie privée de nos enfants. Mike et Tia qui mettent un logiciel espion sur l'ordinateur de leur fils ado... on est en droit de se demander si c'est légal. J'avoue que ça m'a fait me poser pas mal de questions. Jusqu'où peut-on aller pour protéger nos enfants. Et est-ce qu'au final ce genre de chose aide à les protéger ou est-ce que ça aide seulement à soulager la paranoïa des parents ? Un thème bien intéressant pour un roman policier, j'ai beaucoup aimé !

Bref, un polar que je recommande !!!

Quelques citations :
- On dit que vos possessions vous possèdent c'est faux : Ce sont les êtres aimés qui vous possèdent.
- Pourquoi nous, les humains, ne tirons-nous jamais les leçons de l'expérience ? Qu'est-ce qui, dans notre constitution, nous pousse à faire des choses qui devraient nous horrifier ?
- Les enfants ne font pas ce que leur disent leurs parents... ils font ce qu'ils les voient faire.

Ma note : 4/5 (Très bien)

mardi 3 décembre 2013

Errances d'un esprit malfaisant de Frédéric Rochigneux

Ce roman est le premier de Frédéric Rochigneux et je dois dire qu'il est plutôt pas mal. Le résumé en est très intriguant, ce qui m'a de suite attirée. Par contre, ça n'est pas exactement ce à quoi je m'attendais mais je n'en ai tout de même pas été déçue. Plutôt bien écrit, ce livre est très facile à lire. Hugo y dresse un portrait de l'humanité telle qu'il la voit et j'ai trouvé son point de vue plutôt intéressant, même si moralement, il est difficile d'accepter certaines choses.
« Hugo. Trente ans. Célibataire. Professeur de mathématiques. » Voilà une présentation officielle de ma vie. Certes succincte, claire et honnête, mais... incomplète. Un résumé en une ligne de mon existence aurait mérité une petite description supplémentaire : « Hugo. Trente ans. Célibataire. Professeur de mathématiques. Tueur. » Comme vous pouvez le constater, je ne suis effectivement pas un homme comme les autres. Je me diffère par ma grande passion : le meurtre. Pour moi, tuer n’est pas forcément un besoin ou une drogue dure, mais plutôt un plaisir passionnel que j'exécute froidement. À part moi-même, je n’apprécie personne, que ce soit au sein de ma famille, de mes élèves, de mes collègues de travail ou enfin de mes partenaires sexuels, hommes ou femmes, que je méprise et aime maltraiter. Un soir, j'ai décidé de m’installer devant mon ordinateur pour me raconter. Sous mes doigts d'assassin, je vais porter un regard cru, cynique et sans concession sur la société dans laquelle j'évolue, tout en complétant mon récit par les crimes abominables que j'ai commis et le plus appréciés. Que vous soyez choqués ou pas une chose est sûre, vous allez adorer détester mes ignobles confessions...
Voilà, les présentations sont faites dès les premières pages (avant ça même puisqu'on sait à qui on a à faire dès la 4ème de couverture). Plusieurs fois, Hugo nous prévient et nous dit que si on n'est pas prêt à lire ce qu'il a à dire, on peut refermer  le livre (ce que je n'ai pas fait avant la fin).

Durant les 125 pages, c'est lui qui parle, on se retrouve donc plongé dans un récit à la première personne et j'ai vraiment apprécié ce style d'écriture. Un peu comme un journal intime. Il divise également son histoire en plusieurs chapitres, séparé selon le sujet abordé "Ma genèse", "L'école", "Crime", "Internet", etc... Chouette division qui nous laisse voir son avis sur chacun de ces "thème".

Je disais plus haut que l'histoire n'avait pas été telle que je m'y était attendue. Effectivement, en lisant le résumé, je pensais que je me retrouverais devant une description des meurtres perpétrés par Hugo. Au final, il n'en parle pas tant que ça. Et donc, ce livre a été plus facile à lire que ce que je croyais. Certes, certaines scènes sont plutôt immorales, mais ça se laisse lire. Bon par contre, je trouve que ce genre de lecture ne devrait pas se retrouver entre n'importe quelles mains car il pourrait donner la motivation nécessaire à des "fous" de passer à l'acte. De même, je me suis parfois demandée si cette histoire n'était pas un peu biographique. Difficile pour cette pensée de ne pas me traverser la tête alors que le récit complet est à la première personne du singulier. 

En bref, une lecture très facile et plutôt divertissante que j'ai bien appréciée.

Je remercie d'ailleurs "IS Edition" et "Vendredi Lecture", grâce à qui j'ai pu en gagner un exemplaire numérique !!!

Ma note : 3,5/5 (Bien)

vendredi 9 août 2013

Juste un regard de Harlan Coben

Résumé : Et si votre vie n'était qu'une simple imposture ?
Si l'homme que vous aviez épousé dix ans auparavant n'était pas celui que vous croyez ? Si tout votre univers s’effondrait brutalement ?
Pour Grace Lawson il aura suffi d'un seul regard sur une vieille photo prise vingt ans plus tôt et porteuse d'une incroyable révélation pour que tout s'écroule.Ses souvenirs, son mariage, ses amis: tout n'était qu'un tissu de mensonges.
Mais le cauchemar ne fait que commencer...

Mon avis : Je ne sais pas trop quoi en dire. J'ai apprécié l'histoire et la façon dont les faits s'enchaînent, mais j'ai encore un peu de mal avec Harlan Coben. Sans doute sa façon d'intégrer toujours plus de personnages. Je m'y perd souvent un peu. C'est mon 2ème bouquin de cet auteur et c'est la 2ème fois que je traine dans ma lecture. Certaines explications sont parfois un peu compliquées (voir tirées par les cheveux) et au final, j'ai un peu de mal à ressentir ce suspense que j'attendais, ces papillons qui font que j'ai du mal à refermer un livre avant de l'avoir terminé.
En bref, c'était sympa mais j'aurais voulu accrocher plus !

jeudi 25 juillet 2013

Innocent de Harlan Coben

 
Mon premier d'Harlan Coben ! J'avoue qu'au début, j'ai eu un peu de mal à me faire à son style d'écriture. Le fait qu'il passe d'un personnage à l'autre tout en en ajoutant toujours plus me faisait m'y perdre. Mais une fois qu'on s' y habitue, la lecture devient plus facile. Une histoire qui démarre doucement mais qui devient vite prenante !
Depuis que Matt a rencontré Olivia, sa vie semble prendre un tour plus heureux. Matt n’arrive pas à se pardonner l’accident terrible qui a coûté la vie à un de ses camarades de classe et dont il s’est toujours senti coupable. Mais aujourd’hui il est amoureux, sa femme attend un bébé, ils vont acheter une maison ensemble. Puis tout s’écroule : Matt reçoit sur son portable une vidéo montrant Olivia dans une chambre d’hôtel en compagnie d’un inconnu. Matt refuse de croire que sa femme puisse l’avoir trahi, mais Olivia, partie en voyage d’affaires, est injoignable. Très rapidement, autour de Matt, les gens se mettent à mourir, tandis que tout l’indique comme l’auteur des crimes…
C'est une collègue qui m'a fait découvrir cet auteur et j'avoue que je suis bien contente d'avoir écouté son conseil et d'en avoir acheté quelques-un ! Celui-ci est mon premier "Harlan Coben" et il m'a donné envie d'en lire d'autres. 

J'ai trouvé l'histoire assez prenant même si j'avais parfois du mal à me concentrer (bizarre, surtout en ce moment où quand je me plonge dans un bouquin, il n'y a plus que lui qui compte). Il faut dire aussi qu'au début, ça met un peu de temps à démarrer. Heureusement, par la suite, tout s'enchaîne au fur et à mesure avec une intrigue qui part dans tous les sens ! Niveau suspense, on sent que Coben sait y faire. Au plus on avance et au plus on veut découvrir la suite (suite à laquelle bien sûr on ne s'attend pas). Ce qui est chouette avec se livre, c'est qu'au moment où on pense comprendre quelque chose, une nouvelle révélation inattendue nous tombe dessus.

Ce n'est pas mon livre préféré mais j'en ai trouvé la lecture agréable et j'ai apprécié découvrir cet auteur qui, pour sûr, finira par prendre une place considérable dans ma bibliothèque !


Ma note : 3/5 (Pas mal)